Bone and arrow, stoneware and porcelain, 2025

Hura crepitans fireworks, stoneware and porcelain, 2025

Nathalie Batraville is a Black, queer artist of Haitian descent whose practice encompasses ceramics, collage, and writing. Her works explore anticolonialism, pleasure, plant life, and rebellion. She traces the legacy of various figures and episodes of revolt and self-defence across different lands, from Saint-Domingue to the Congo, by way of Turtle Island and Palestine. She juxtaposes different forms and traditions, and various cartographies of struggles against subjugation. Her book of collage poetry, published in 2025 by Éditions Cases Rebelles, is titled L’Amérique du Nord. Her latest series of ceramic works revisits the tradition of face jugs that enslaved Black people in South Carolina created beginning around the 1840s. She reinterprets this form by connecting it to plants that were allies of people of African descent.

She is completing a manuscript under contract with Duke University Press, titled Disruptive Agency: Towards a Black Feminist Anarchism. She is also an Associate Professor at Concordia University’s Simone de Beauvoir Institute.

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Photo: Noire Mouliom

Nathalie Batraville est une artiste noire et queer, d’origine haïtienne, dont la pratique comprend la céramique, le collage, et l’écriture. Ses œuvres interrogent l’anticolonialisme, le plaisir, la botanique, et la rébellion. Elle retrace l’héritage des différentes figures et épisodes de révolte et d’autodéfense à travers divers territoires, de Saint-Domingue au Congo, en passant par l’Île de la Tortue et la Palestine. Elle juxtapose différentes formes et traditions, et diverses cartographies de luttes contre l’assujettissement. Son recueil de poésie en collage, publié en 2025 aux Éditions Cases Rebelles, s’intitule L’Amérique du Nord.  Sa dernière série d’œuvres en céramique reprend la tradition des « face jugs », comme les artistes Simone Yvette Leigh et Jim McDowell avant elle, afin de retracer une forme de résistance particulière aux personnes noires mises en esclavage aux États-Unis, dans la Caroline de Sud à partir des années 1840. Elle réinvite cette forme en la reliant aux plantes qui étaient des alliées des personnes afrodescendantes dans leur survie et leur révolte. Elle est aussi professeure associée en études féministes à l’Université Concordia.

Flame’s bloom, porcelain, 2025